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lundi 4 juillet 2016

NDDL fera-t-il faillite comme le « troisième aéroport parisien » de Châlons-Vatry ?


Alors que certains imaginent que Notre-Dame-des-Landes serait le 4ème aéroport de Paris, il convient de s'intéresser au destin de l'aéroport de Vatry, souvent considéré comme le 3ème aéroport parisien, pour le fret.

Doté d'une piste de 3860 mètres, l'une des plus longues d'Europe, et bien placé au sud-ouest de Reims, à proximité des voyageurs venant visiter Dysneyland Paris, c'était d'abord une ancienne base militaire de l'OTAN, qui a été transformée à grands frais en grand centre logistique, suite à une décision du département de la Marne. Le premier vol commercial a lieu le 21 janvier 2000.

Pour renforcer la proximité (relative) avec Paris, la dénomination marketing de cet aéroport devient alors « Aéroport Paris Vatry ». Manque de chance, la société de fret DHL, pressentie pour venir à Vatry quand elle voulait quitter Bruxelles, a préféré s'installer sur l'aéroport allemand de Leipzig.
Le développement est donc resté modeste, centré sur le fret (denrées périssables de fruits, légumes, fleurs coupées d'Afrique orientale), avec aussi un modeste trafic charter et il est vrai l'activité de la compagnie à bas coûts Ryanair, qui aurait reçu des subventions publiques pour un montant de 1,55 millions d'euros, et peut-être plus selon des accords très discrets, pour assurer des rotations vers la Scandinavie.

En 2009, la compagnie Avient, qui assurait 70% du trafic de l'aéroport, a décidé de se redéployer en Belgique. Catastrophe !

L'aéroport de Vatry avait investi en 2007 dans un second terminal cargo, portant la capacité de manutention à 120 000 tonnes par an. Mais malheureusement le tonnage de fret, après avoir culminé à 40 000 tonnes en 2008, n'a pas cessé de baisser, jusqu'à 4 585 tonnes seulement en 2015, tandis que le nombre de passagers n'arrive toujours pas à progresser.

Tout ceci est vérifiable sur Wikipédia. Mais il faut lire Les Échos de ce lundi 4 juillet 2016 (page 16), qui annonce carrément la liquidation de la société délégataire, « plombée par un déficit record ». En « solution de dernière chance », c'est le département de la Marne qui a décidé à partir de ce mois de juillet de reprendre l'aéroport en régie directe.

Qu'importe, le contribuable paiera : puisque la Marne fait partie de la fameuse région Grand Est, qui s'étend démesurément de Strasbourg à la région parisienne, son président (LR) Philipppe Richert a assuré qu'il injectera 3,5 millions dans l'aéroport. Fuite en avant ?

Quand au président du département de la Marne, René-Paul Savary (lui aussi élu LR), il assure la main sur le cœur que « cet aéroport est en avance sur son temps. Il faut vingt ans pour installer un tel équipement. Nous devons tenir ». Ben voyons !

Au moins, les contribuables bretons et ligériens sont prévenus de ce qui les attend si Notre-Dame-des-Landes était construit en dépit de toute prévision économique sérieuse : ils mettront la main au bassinet, et pendant de longues années.


Les Echos, 4 juillet 2016






mercredi 11 mai 2016

Les services du Premier ministre Manuel Valls ont le regret de vous annoncer...

Les services du Premier ministre Manuel Valls
ont le regret de vous annoncer
qu'ils ne savent encore
qu'ils vont recevoir cette lettre de la Nuit Debout – Nantes
adoptée hier soir
et postée à l'instant ce soir 10 mai 2016

* * *
À : Monsieur Manuel Valls,
Cabinet du Premier ministre, Hôtel Matignon, 57 Rue de Varenne, 75007 Paris

Copie à : Monsieur le Préfet Christian Leyrit,
Président de la Commission nationale du débat public, 244 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris


À Nantes, place du Bouffay, le 10 mai 2016,

Monsieur le Premier ministre,
Voir texte intégral ici :

http://gestesetpostures.blogspot.fr/2016/05/lesservices-du-premier-ministre-manuel.html


mardi 29 mars 2016

Annonce d'une commande exceptionnelle de munitions pour les Flash-balls/Lanceurs de balles de la police française.

Communiqué du 29 mars 2016 de l'Assemblée des blessés, des familles et des collectifs contre les violences policières : Annonce d'une commande exceptionnelle de munitions pour les Flash-balls/Lanceurs de balles de la police française.


Nous apprenons que l'usine Alsetex à Précigné, dans la Sarthe, spécialisée dans le maintien de l'ordre, vient de recevoir de l’État une commande exceptionnelle de "MDCP" (munitions de défense à courte portée) de calibre 40 mm, pour un montant de 5,57 millions d'euros, et une quantité estimée à 115 000 munitions par an.

Ce calibre est celui des nouveaux Lanceurs de balles de défense, en caoutchouc, équipés de viseurs laser, qui remplacent actuellement les vieux Flash-balls, jugés trop imprécis.

L'organisme acheteur (pour le compte de la police, de la gendarmerie et de l'administration pénitentiaire) porte l'acronyme de SAELSI (Service de l'achat des équipements et de la logistique de la sécurité intérieure), une création récente datant de 2014. Sept entreprises avaient candidaté pour répondre à l'appel d'offre.

L'Assemblée des blessés par la police, avec leurs familles et amis, dénonce ce marché public que l’État vient de conclure avec l'usine Alsetex pour la fourniture d'un nombre sans précédent de "balles de défense" afin d' équiper les forces de l'ordre, d'un montant estimé à 115 000 munitions chaque année pendant les quatre années à venir, dont 100 000 pour la seule police nationale.

Ce chiffre contraste avec les bilans officiels fournis par la police, qui font état de 3000 tirs par an, ce qui laisse supposer une augmentation exponentielle des usages, peut-être à mettre en rapport avec l'actualité sociale et revendicative et les stratégies du gouvernement en matière de maintien de l'ordre dans les manifestations de salariés et de jeunes.

115 000 balles, divisées par 365 jours, cela donne environ 315 tirs quotidiens... Le gouvernement français a donc planifié de tirer 315 fois par jour sur les citoyens, y compris les jours fériés.

Cet achat massif de balles de type flash-ball/Lanceur de balles banalise les violences policières, entérine et aggrave le changement de doctrine policière survenu avec Nicolas Sarkozy et multiplie les risques dramatiques de mutilations permanentes, notamment de la vision, alors que déjà ces balles de caoutchouc ont causé la mort d'un homme en France et 39 blessures graves, dont 12 sur des enfants mineurs.

L'Assemblée des blessés, des familles et des collectifs contre les violences policières
Numéro national : 06 56 82 00 01

Sources et contacts utiles.
* * *

Renseignements consultables en ligne sur le Bulletin officiel des marchés publics :

L'appel à marché public pour une quantité annuelle estimée à 115 000 munitions, dont 100 000 pour la police et 10 000 pour la gendarmerie.
Avis No 15-135263 publié le 03/09/2015
Avis de marché
« Fourniture de munitions de défense à courte portée (mdcp) de calibre 40 mm destinées aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale et de l'administration pénitentiaire à Paris. »

« Quantité ou étendue globale :
les quantités prévisionnelles annuelles se répartissent comme suit:
-police Nationale: 100 000 munitions
-gendarmerie Nationale: 10 000 munitions
- administration pénitentiaire: 5 000 munitions
Ces données fournies à titre indicatif, ne sauraient engager l'administration.
l'accord-cadre est conclu sans minimum ni maximum. »

Durée du marché ou délai d'exécution :
Durée en mois : 48 (à compter de la date d'attribution du marché).

Le marché arrivé à conclusion, avec son montant : 5,570 millions d'euros
Avis No 16-19265 publié le 10/02/2016
Avis d'attribution de marché

Fourniture de munitions de défense à courte portée (mdcp) de calibre 40 mm destinées aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale et de l'administration pénitentiaire à Paris

Valeur totale finale du ou des marché(s) :
Valeur : 5 570 600 euros.
Voir ici :

Voir aussi pour information un précédent marché public de l’État, publié en novembre 2014, qui n'avait pas été fructueux, et qui ne portait que pour 66 000 munitions, ce qui fait remarquer que les prévisions de tirs des autorités ont quasiment doublé en une seule année, entre 2014-2015 et 2015-2016.
Voir ici :


Déclaration de marché infructueux pour ce précédent appel de 66000 munitions, qui a été donc remplacé cinq mois plus tard par un nouveau marché de 115 000 munitions. « La procédure d'appel d'offres a été déclarée infructueuse par décision du 24 avril 2015 du pouvoir adjudicateur »
Voir ici :

* * *

Autres contacts et renseignements :

Assemblée des blessés, des familles et des collectifs contre les violences policières (numéro national) :
06 56 82 00 01

Assemblée des blessés et familles (collectif de Nantes du 27 novembre 2007) :

Blog national de l'Assemblée des blessés, des familles et des collectifs contre les violences policières

Nantes en résistance, Collectif du 22 février 2014

Flash-ball non merci, réseau des cafés-bars

Observatoire-laboratoire de la démocratie locale :

Campagne contre les violences policières de l'ACAT, Action des chrétiens pour l'abolition de la torture


(Ci-contre, visuel de l'ACAT)










samedi 20 février 2016

Programme de la deuxième marche de mémoire dans les pas du mouvement ouvrier nantais, dimanche 21 février 2016, 14 heures



Page Facebook de la marche :



Demandez le dépliant-programme distribué sur place :
Dans le cadre de la deuxième Semaine des Résistances
Deuxième marche de mémoire sur les pas du mouvement ouvrier nantais,

par l'association Nantes Est Une Fête (N.e.u.f.), avec des ami-e-s non organisé-e-s

L'association Nantes Est Une Fête (qui a créé le Réveillon anticapitaliste du 1er mai devant la Bourse de Paris entre 1997 et 2004 et la Fête des langues de Nantes depuis 16 ans) a déjà également organisé :
deux marches de mémoire de la Résistance anti-nazie dans le quartier nantais de Chantenay, 
le 18 mars 2004 et le 20 juin 2006 ;
un parcours poétique bilingue franco-grec, le 16 mai 2014 ;
une première marche mémoire du mouvement ouvrier nantais, le 19 mai 2013,
avec le concours du Centre d'histoire du travail (CHT).

Liens utiles pour suivre :

Les Semaines de résistances à Nantes :

La page Facebook « Nantes révoltée » :

Solidarité avec les victimes de violences policières :

La page Facebook de cette marche :

lundi 15 février 2016

Communiqué de presse : Chambre régionale des comptes le jeudi 18 février, Marche mémoire le dimanche 21 février.


Madame, monsieur le rédacteur en chef,
Nous vous prions de bien vouloir diffuser le communiqué suivant, avec nos remerciements par avance.


L'association Nantes est une fête (NEUF), associé à l'OBSLAB (Observatoire-laboratoire de la démocratie locale), invite les Nantais à deux rendez-vous public cette semaine.

1 - Une interpellation de la Chambre régionale des comptes, ce jeudi 18 à 18 heures.
2 - Le parcours mémoire sur les pas du mouvement ouvrier nantais, dimanche après-midi 21 février à 14 heures.

1 - Nouvelle invitation publique, adressée à la Chambre régionale des comptes de Nantes, pour qu'elle expertise enfin le dossier technique, économique et écologique du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
Jeudi 18 février à 18 heures (facile à se rappeler) nous allons réitérer la même initiative que nous avions déjà menée le 18 février 2014 à 18 heures, il y a donc deux années jour pour jour : nous allons interpeller la Chambre régionale des comptes pour qu'elle se penche sur les incohérences et fragilités du dossier de cet aéroport.
Incohérence et dangers économiques qui d'ailleurs apparaissent renforcées par la récente découverte de faux chiffrages dans les gains prétendus de cet équipement. Nous lui demanderons également d'examiner la pertinence légale des dépenses ordonnées par une collectivité locale (le Conseil régional) pour alimenter une campagne d'opinion visant à expulser les occupants de la ZAD.

Donc le 18 février 2016 à 18 heures précises, nous invitons tous ceux et celles qui le souhaitent à une brève photo de famille, conviviale et joyeusement déterminée, devant la Chambre régionale des comptes, pour renouveler l'expression de notre indignation devant la fragilité technique, économique et écologique du dossier de l'aéroport, des risques qu'il fait prendre aux contribuables locaux pour les générations à venir, et devant l'inaction dommageable de la Chambre régionale des comptes (et de la Cour des comptes à Paris) sur ce dossier brûlant, lequel nécessiterait pourtant plus que jamais d'informer clairement et impartialement les citoyens ordinaires et les élus, surtout s'il est question d'un référendum.
(Rendez-vous le 18 à 18 heures devant la CRC, 25 rue Paul-Bellamy à Nantes. Arrêt de tram : Cinquante-Otages).

(Photo d'archives)


2 - Nous proposons un Second parcours de mémoire dans le Cadre de la Semaine des Résistances, dont il sera la clôture. Sur ce parcours, voir la description sommaire des étapes du conducteur, et le plan du parcours prévu. Il s'agit d'un parcours historique, sentimental et revendicatif à découverte de certains lieux de mémoire de Nantes.
L'association Nantes Est Une Fête (qui a créé le Réveillon anticapitaliste du 1er mai devant la Bourse de Paris entre 1997 et 2004 et Fête des langues de Nantes depuis 16 ans) a déjà également organisé :
  • deux marches de mémoire de la Résistance anti-nazie dans le quartier nantais de Chantenay, le 18 mars 2004 et le 20 juin 2006
  • un parcours poétique bilingue franco-grec, le 16 mai 2014
  • une première marche mémoire du mouvement ouvrier nantais, le 19 mai 2013, avec le concours du Centre d'histoire du travail.
Elle va donc proposer cette seconde marche de mémoire du mouvement ouvrier à Nantes, avec témoignages sur les lieux nantais, lectures de textes, chansons et musiques, ce dimanche 21 février à 14 heures, dans le cadre de la « Semaine des Résistances » http://www.semainederesistances.com/
(Participation gratuite, suivie d'un apéro. Prévoir équipement pédestre adapté au climat. Rendez-vous au Mémorial de l'esclavage, quai de la Fosse, à 14 heures. Arrêt de tram : Chantiers navals. Arrivée prévue près de la Préfecture.)

(Pièce jointes : Photo d'archive de l'interpellation de la CRC du 18 février 2014, Plan itinéraire et tableau-conducteur de la Marche mémoire prévue le 21 février.)






mercredi 10 février 2016

Notre-Dame-des-Landes : Interpellons à nouveau la Chambre régionale des comptes. Photo de groupe.



Nouvelle invitation publique, adressée à la Chambre régionale des comptes de Nantes, pour qu'elle expertise enfin le dossier technique, économique et écologique du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Jeudi 18 février à 18 heures (facile à se rappeler) nous allons réitérer la même initiative que nous avions déjà menée le 18 février 2014 à 18 heures, il y a donc deux années jour pour jour : nous allons interpeller la Chambre régionale des comptes pour qu'elle se penche sur les incohérences et fragilités du dossier de cet aéroport.

Incohérence et dangers économiques qui d'ailleurs apparaissent renforcées par la récente découverte de faux chiffrages dans les gains prétendus de cet équipement. Nous lui demanderons également d'examiner la pertinence légale des dépenses ordonnées par une collectivité locale (le Conseil régional) pour alimenter une campagne d'opinion visant à expulser les occupants de la ZAD.

Donc le 18 février 2016 à 18 heures précises, nous invitons tous ceux et celles qui le souhaitent à une brève photo de famille, conviviale et joyeusement déterminée, devant la Chambre régionale des comptes, pour renouveler l'expression de notre indignation devant la fragilité technique, économique et écologique du dossier de l'aéroport, et devant l'inaction dommageable de la Chambre régionale des comptes sur ce dossier brûlant, lequel nécessiterait pourtant plus que jamais d'informer clairement et impartialement les citoyens ordinaires et les élus.

(Rendez-vous le 18 à 18 heures devant la CRC, 25 rue Paul-Bellamy à Nantes. Arrêt de tram : Cinquante-Otages).

En effet, le CéDpa a mis à jour dernièrement l’imposture de la pertinence économique du projet NDL.


Grâce à deux documents reçus du Ministère de l’Écologie, le CéDpa (
Collectif d'élus doutant de la pertinence de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes) a mis à jour l’imposture du bénéfice économique du projet, basés sur de faux calculs de gains de temps. Or comme l’avait écrit en son temps la Direction générale de l'aviation civile, « les gains de temps pour les usagers sont la source principale de rentabilité économique du projet NDDL ». Sans ces gains, pas de rentabilité… et donc pas d’utilité publique.


La Chambre régionale des comptes ne saurait rester complice de faux calculs et de dossiers biaisés conduisant les collectivités publiques à réaliser par erreur des investissements considérables, et exposant ainsi gravement à moyen terme et à long terme le contribuable local, appelé à renflouer les pertes d'un équipement qui ne peut être viable.

Page Facebook de cet événement :


(Photos de la première interpellation, le 18 février 2014).


 De Pierre Giroire :



dimanche 17 janvier 2016

Lettre-publique à Madame Simone Veil, et aux parlementaires français, sur la déchéance de nationalité, l'état d'urgence et le permis de tirer.

Cette semaine de la mi-janvier 2016, l'OBSLAB (Observatoire laboratoire de la démocratie locale) s'est adressé symboliquement à Simone Veil sous la forme d'une lettre-pétition proposée à tous et toutes, afin d'interpeller personnellement l'ensemble des députés et sénateurs français, au moment où repose sur eux la sauvegarde de la démocratie face aux dangers de l'état d'urgence. Ils ont reçu ce courrier dans leurs boites-mail à l'Assemblée nationale et au Sénat.

Luc Douillard, porte-parole de l'OBSLAB


Lettre-publique à Madame Simone Veil, et aux parlementaires français, sur la déchéance de nationalité, l'état d'urgence et le permis de tirer.

Le 15 janvier 2016,

Madame, Monsieur le-la député-e, sénateur, sénatrice,

Nous vous prions de bien vouloir prendre connaissance de la lettre-publique que nous adressons à Madame Simone Veil, en vue des débats parlementaires qui seront consacrés à la déchéance de la nationalité, à la constitutionnalisation de l'état d'urgence et au permis de tirer en dehors de la légitime défense.

Si nous nous adressons symboliquement à Madame Veil alors qu'elle est aujourd'hui retirée de la vie publique en raison de l'âge et de la maladie, c'est parce que son parcours de vie et sa personnalité sont toujours des références actuelles et agissantes, pour tous et toutes.

Ainsi, nous espérons que cet argumentaire pourra nourrir votre réflexion de parlementaire.

Dans cette attente, nous restons à votre disposition et vous prions de recevoir nos salutations distinguées,

Pour la pétition en ligne, Luc Douillard à Nantes

* * *


À Madame Simone Veil
Académie française et Fondation pour la Mémoire de la Shoah
Paris

Le 10 janvier 2016,

Chère Madame Simone Veil,


Nous nous adressons à vous aujourd'hui avec le plus grand respect comme recours, à un moment de l'actualité marqué par les dramatiques attentats terroristes de l'année 2015, et alors que les enjeux politiques sont tellement complexes et brouillés par l'émotion.

Nous vous sollicitons, Madame, en tant qu'interprète des valeurs et des aspirations démocratiques du peuple français, pour deux motifs qui sont également nos hommages personnels :
    - En raison de votre courage politique en 1974 et 1975 pour donner enfin aux femmes françaises le droit au contrôle des naissances,
    - Parce qu'auparavant vos yeux ont vu en face l'horreur du système concentrationnaire nazi et de la Shoah, tragédie incomparable que vous avez vécue dans votre chair, et face à laquelle l'humanité sait désormais qu'elle est capable du pire comme du meilleur, et qu'elle devra rester éternellement vigilante.
Nous vous demandons d'appeler à ne pas approuver une modification de la Constitution républicaine qui serait indigne du peuple français et contraire aux principes des Droits de l'Homme, même sous prétexte d'urgence terroriste.

Lorsque le président précédent monsieur Sarkozy avait souhaité modifier le préambule de la Constitution, qui résume le pacte républicain de la vie commune en France, proclamé en 1789, enrichi et scellé par le sacrifice des Résistants, nous savons que vous aviez alors fait part de votre réserve ou de votre désapprobation.

Aujourd'hui en cette période trouble, le président Hollande semble souhaiter satisfaire certains voeux de l'extrême droite xénophobe et raciste, pour des motifs qui lui appartiennent.

Nous vous demandons, madame Simone Veil, de faire savoir par avance à l'opinion publique et à tous les parlementaires, s'ils étaient réunis en discussion de projet de loi ou en congrès constitutionnel,

1 – Qu'il serait indigne de créer une contradiction insurmontable dans la Loi fondamentale en réaffirmant l'Égalité devant la loi, tout en créant deux catégories de Français selon leur origine binationale ou mono-nationale, dont l'une pourrait être déchue plus facilement de son droit de citoyenneté, comme les juifs naturalisés, après 1940.

2 – Que le débat nécessaire sur la déchéance de nationalité ne doit pas masquer d'autres enjeux tout aussi importants, à savoir notamment qu'il serait inacceptable que la lutte nécessaire contre le terrorisme soit instrumentalisée et déconsidérée, en assignant à résidence avec privation de liberté, sans raison sécuritaire efficiente, et sans l'avis préalable d'un magistrat indépendant examinant au fond les motifs allégués, des personnes françaises, suspectées parce que d'origine étrangère, ou bien parce que militantes de causes écologiques, associatives, sociales ou syndicales, n'ayant évidemment aucun rapport avec le terrorisme idéologique homicide.
Ces personnes doivent normalement être tenues responsables de tous leurs actes devant la justice de droit commun qui dispose déjà de moyens considérables, mais sans y ajouter des lois d'exceptions odieuses et inefficaces, sinon contre-productives.

3 – Qu'il est urgent de s'opposer à la récente suggestion du Premier ministre qui proposait de légaliser, au nom de l'antiterrorisme, les tirs homicides policiers même en dehors d'un contexte strict de légitime défense, ce qui revient à légitimer le permis de tuer et les exécutions sommaires et assassinats ciblés, occasions évidentes de graves dérives.
À cet égard, nous comptons sur vous, madame Veil, pour rappeler solennellement que les proches des enfants juifs tués par Mohamed Merah à Toulouse, et ses autres victimes, que les proches des tués de Charlie-Hebdo et du magasin Hyper Cacher, que ceux des tués du Bataclan et du 13 novembre dernier, ont tous un besoin vital de justice et de vérité, mais non de vengeance mimétique.
La police française ne doit pas venir au secours des tueurs terroristes en leur épargnant le pire des châtiments, celui qu'ils redoutent le plus : être arrêtés vivants, pour répondre de leurs actes devant la justice.
De ce point de vue, l'armement de la police française est actuellement clairement inadapté : dans le domaine du maintien de l'ordre ordinaire, il faut bannir l'emploi des fusils lanceurs de balles en caoutchouc à longue portée avec visée laser, inauguré depuis une dizaine d'années, car il est un facteur de graves cruautés inutiles et d'infirmités corporelles permanentes perpétrées sur des personnes innocentes, alors qu'au contraire cette arme serait d'un emploi judicieux pour neutraliser les forcenés et pour arrêter vivants les tueurs terroristes, afin qu'ils soient un contre-exemple devant leurs admirateurs potentiels et qu'ils soient obligés de révéler à leurs victimes et à la société quels sont exactement leurs motivations, leurs entraînements psycho-sociaux, leurs complices, leurs filières, leurs chefs commanditaires et leurs donneurs d'ordre financiers. Car on ne peut sous-estimer l'enjeu d'arrêter vivants les terroristes pour les juger, sans leur faire le cadeau du « martyre » qu'ils réclament.


Confiant et attentif dans votre sagesse, tous très divers dans nos opinions politiques, nous nous réunissons tous ensemble devant vous, Madame Veil,
pour vous demander de prendre position fermement face à ces trois questions urgentes, avec les formes qui vous conviendront, et nous vous assurons par avance de notre respect et de notre haute considération.

* * *

Pétition en ligne consultable ici (chacun et chacune est invité-e à s'y associer) :


* * *




mercredi 16 décembre 2015

Du nouveau pour l'esplanade de la Petite-Hollande à Nantes, ce mercredi 16 décembre 2015 ?



La nouveauté, c'est que Jean-Pascal Hamida dans Presse-Océan a révélé ce mercredi matin que la mairie va lancer un concours international « pour rouvrir la place de la Petite-Hollande sur la Loire ».

Et surtout, à cette occasion, selon le journal quotidien nantais, la maire de Nantes Johanna Rolland aurait déclaré : « Non seulement le marché sera maintenu sur la place de la Petite-Hollande mais jamais nous n'y construirons un centre commercial ». (Voir photos).




Des propos enfin plus clairs sur les intentions municipales, qui toute la journée ont fait le buzz, notamment sur les réseaux sociaux, où des adjoints au maire se félicitaient de ce qui ressemble à un virage de la politique d'aménagement nantais, suite probablement à un arbitrage interne qui aura peut-être défavorable aux prétentions affichées du patronat local de l'immobilier.

Peut-être aussi que notre mobilisation n'y a pas été pour rien, et nous remercions ici les Nantais, les usagers du marché du samedi matin, les commerçants, les amoureux du paysage nantais et du patrimoine, qui se sont inquiétés d'un risque de nouveau bétonnage commercial, encore plus laid et invasif que le mastoc « Carré-Feydeau » infligé devant le Château-des-Ducs et le miroir d'eau.

À cet égard, il faut saluer les nombreux Nantais qui avaient partagé notre message sur la page Facebook « À Nantes, sauvons notre marché populaire de la Petite Hollande », le 9 octobre dernier, qui avait été finalement lu par plus de 5000 personnes, à la suite d'une information assez alarmante de Presse-Océan, déjà, qui annonçait en grand titre... le contraire de ce qu'on nous assure aujourd'hui : 30 000 mètres carrés d'espaces culturels et commerciaux, ainsi qu'un déménagement de la médiathèque (!).

Voir ici :




Merci donc à tous les Nantais vigilants.

On remarquera que certains prétendent désormais que nous avons rêvé, que jamais telle n'avait été l'intention de l'équipe municipale, que nous aurions été victime d'un mirage doublé d'un sérieux esprit de complot ou de conspiration.

À ceux-là, il faut quand même rappeler ce qui figurait très clairement sur le site très officiel de la ville de Nantes, il n'y a pas si longtemps, et même pendant la récente campagne des élections municipales, qui a été l'occasion de créer l'OBSLAB, à partir des Entretiens de la Perle. (OBSLAB : « Observatoire-laboratoire de la démocratie locale, en pays nantais et ailleurs ».

Voir nos deux captures d'écran.



(Captures d'écran, de pages aujourd'hui disparues, du site internet officiel de la mairie de Nantes !)


Voir également des articles de Philippe Gambert parus dans Ouest-France, les 14 septembre 2013 et 4 mars 2014.




Ne boudons pas notre plaisir si les derniers arbitrages pèsent maintenant dans un autre sens, et attendons une confirmation claire du résultat du futur concours d'architectes.

Ou plus exactement, soyons vigilants pour que la commande publique et le libellé de ce concours d'architecte soient bien clairs en excluant toute hypothèse de construction bétonnée mettant en danger le marché populaire du samedi matin ou la beauté du site et son dégagement face à l'horizon fluvial.

Conclusion : maintenons évidemment la mobilisation citoyenne !

Les internautes en auront d'ailleurs l'occasion lundi prochain 21 décembre, s'ils disposent d'un module de visioconférence ou d'un compte twitter, car ce jour-là à 19 heures, Johanna Roland échangera en direct vidéo avec des Nantais-es lors d'une discussion en ligne via Google Hangouts.

Tous les détails techniques ici :


Une bonne occasion pour lui poser directement les questions que vous avez sur le cœur, sur le site de la Petite-Hollande, mais aussi sur tous les sujets qui vous concernent, tels le déménagement au forceps du CHU sur l'île de Nantes, et puis aussi sur l'horizon à proximité immédiate du site des anciens chantiers navals, qui semble devoir s'obscurcir avec la constructions d'imposants immeubles, comme l'indique ceci : https://www.facebook.com/255912917913114/photos/a.256053591232380.1073741828.255912917913114/499812503523153/?type=3&theater, où l'on apprend que l'un des investisseurs immobiliers retenus serait la firme Vinci, constructeurs bien connu à Notre-Dame-des-Landes !


 (Infographie sur de nouveaux immeubles sur la rive faisant face au quai de la Fosse, Ouest-France, 12 novembre 2015).





dimanche 18 octobre 2015

Compte-rendu de la dernière réunion de l'OBSLAB. - Communiqué élections régionales


Compte-rendu de la dernière réunion de l'OBSLAB qui a eu lieu samedi 26 septembre 2015 à la Perle.

La réunion a épuisé tous les points à l'ordre du jour, dans le suivi de discussion suivant :

1 - Bilan de notre stand au rassemblement de l'été dernier à Notre-Dame-des-Landes. > Positif pour ce qui est des contacts développés sur place, notamment avec les plus jeunes militants, et de notre contribution à l'hommage à Rémi Fraisse. On réclame plus de volontaires sur place.

2 – Regroupement entre l'OBSLAB et l'association NEUF (Nantes est une fête). > Le principe de ce regroupement est confirmé, sous la forme d'une participation croisée : l'OBSLAB adhérera comme personne morale à NEUF, et NEUF fera de même. Mais les deux entités pourront développer une activité distincte et autogérée, dans leurs champs d'activité spécifiques.

3 – Élections régionales. > Notre groupement composé de « sans-parti », n'ayant aucune vocation à présenter des candidatures, diffusera un communiqué invitant les partis situés à la gauche du PS (principalement les écologistes et les composantes du Front de gauche) de se regrouper au lieu de se diviser, et que leurs négociations soient publiques et ouvertes aux sans-parti, avec possibilité de participation effective. (voir plus bas le texte du communiqué).

4 – Art patrimonial monumental à Notre-Dame-des-Landes. > Pour suivre cette idée originale, l'OBSLAB va mettre en place une veille intellectuelle afin de repérer des noms connus ou inconnus d'artistes qui pourraient oeuvrer sur le site du futur aéroport.

5 – Projet de bétonnage de la Petite-Hollande à Nantes. > Bilan de notre participation au « grand débat » sur la Loire, un peu laborieux, puisque nos contributions avaient disparu du site et qu'il a fallu en redemander la publication. L'OBSLAB va réactiver la page Facebook « A Nantes, sauvons notre marché populaire de la Petite-Hollande », comme lieu d'information et de mobilisation.
(Nota : le week-dernier du 10 octobre, l'un des communiqués de cette page OBSLAB était largement partagé et lu plus de 4000 fois.)
D'autre part, l'OBSLAB va missionner l'un de ses membres pour savoir ce que devient l'étude commandée par Nantes Métropole sur le site de la Petite-Hollande, et prévoit une distribution prochaine de tracts sur le marché du samedi matin.

6 – Suivi de la solidarité avec les victimes de flash-ball et balles policières. > L'OBSLAB va chercher et solliciter des journalistes et écrivains qui pourraient rendre compte de l'expérience intime et humaine des victimes. Une information est donnée sur l'invitation à manifester au Pont-de-Buis le 26 octobre (Finistère), devant une manufacture de munitions policières.

7 – Point divers. > La prochaine réunion ouverte à tous et toutes, est proposée le 7 novembre à 11 heures comme d'habitude, au café La Perle, rue du Port-au-vin à Nantes, suivie d'un apéro amical.


Texte de communiqué sur les élections régionales :

L'Obslab, « Observatoire-laboratoire de la démocratie locale, à Nantes et ailleurs », créé à partir des « rendez-vous de la Perle » qui invitaient les forces alternatives à s'unir pour les dernières élections municipales nantaises, comme à Grenoble, déclare :
Notre groupement composé de citoyens « sans-parti », n'ayant aucune vocation à présenter des candidatures, lance un appel « désintéressé » aux partis situés à la gauche du PS (principalement les écologistes et les composantes du Front de gauche), au nom des aspirations qui les unissent : résistance au néo-libéralisme et au projet de Traité transatlantique, solidarité avec les migrants, solidarité avec les victimes de la répression d’État et aux abus de pouvoir, combats écologiques dont le refus de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
L'OBSLAB les invite à se regrouper pour les élections régionales au lieu de se diviser, comme cela est déjà possible dans plusieurs régions, et que leurs négociations soient publiques et ouvertes aux citoyens ordinaires sans-parti, avec une possibilité de participation effective aux processus décisionnaires, dans le but de créer une dynamique sociale et culturelle motivant les abstentionnistes et permettant ultérieurement de créer un rapport de force. Nous avons bien noté qu'un tel processus transparent n'a pas été possible lors des dernières municipales à Nantes, ce qui en confirme la nécessité.


dimanche 11 octobre 2015

Alerte sur la Petite-Hollande

Vendredi matin 9 septembre, l'OBSLAB a publié sur sa page Facebook

https://www.facebook.com/Obslab-1556461171272119/timeline/

et sur celle spécifique dédiée à la Petite Hollande

https://www.facebook.com/A-Nantes-sauvons-notre-march%C3%A9-populaire-de-la-Petite-Hollande-255912917913114/timeline/

une alerte invitant à lire le Presse-Océan du jour et à s'informer sur les projets municipaux qui restent incertains et maintiennent la menace inacceptable de construire 30 000 mètres carrés de surface commerciale sur le site.

Il est question également d'une étonnante destruction de la médiathèque Jacques Demy.

Cette information de l'OBSLAB sur la page FB "A Nantes sauvons notre marché populaire de la Petite-Hollande" a été largement partagée et a été lue par plus 4000 personnes en 24 heures.

"Merci à tous et toutes pour votre vigilance et gardons cette page FB comme point de d'information et de mobilisation".


mercredi 23 septembre 2015

Objet : Inviter l'art monumental patrimonial et paysager dans la lutte contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes


À l'ACIPA, Aux Zadistes, à tous et toutes,


Objet : Inviter l'art monumental patrimonial et paysager dans la lutte contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes


Cher-e-s ami-e-s,

Vous le savez bien mieux que moi :

L'action contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes et contre tous les grands projets nuisibles et imposés (associée à la défense urgente de la terre/Terre, au double sens du sol agricole nourricier et de la survie de la planète hôte de l'espèce humaine), c'est un « fait social total ».

Au sens où il mobilise l'ensemble des domaines de la vie collective et personnelle : écologie globale, enjeux politiques, économie, agriculture, géographie, urbanisme, connaissances techniques, mais aussi ressources psychiques et corporelles de chacun et chacune, langage, éducation, pratiques démocratiques, et même philosophie concrète en tant que réflexion sur le sens profond de notre destinée humaine, etc.

Mais il y a encore un dernier grand domaine de la vie humaine qui n'a pas encore été suffisamment engagé jusqu'à maintenant à Notre-Dame-des-Landes, c'est l'Art.

(Encore que l'Art vivant, notamment musical, a déjà été sollicité brillamment avec les nombreux artistes venus sur place et les créations originales de chansons comme celles de Dominique Loquais et du Hamon-Martin Quintet, et bien entendu les arts plastiques avec l'expo-randonnée "Landes'Art" à Notre-Dame-des-Landes qui s'est déroulée avec grand succès pendant les mois d'été de 2005 à 2014).

Nous pouvons aujourd'hui convier dans la lutte commune les armes radicales et non-violentes spécifiques, de l'Art, en particulier, de l'art patrimonial monumental et pérenne, du « land art » (art paysager).

Pour cela, nous proposons que le tracé des pistes d'aéroport prévues par la firme Vinci soit semé de statues monumentales gargantuesques et indestructibles dont la création collective sera un acte artistique profond, et un acte politique de révolte et de conscientisation.

Nous proposons que l'oeuvre soit durable en pierre monumentale naturelle sculptée, car elle ainsi elle est reliée à la fois au passé, au présent et au futur :

1 - au passé, car nous reprendrons ici même la grande tradition mégalithique armoricaine des premières civilisations agricoles autochtones ;

2 - au futur, car nos statues dressées en vigies contre le projet d'aéroport seront le signal donné aux générations futures que l'Art peut durer et témoigner au delà des passions capitalistes actuelles : au delà du court terme de notre lutte difficile contre les bétonneurs et contre les policiers du pouvoir, nous nous enracinons dans le long terme en envoyant un message en pierre naturelle à nos descendants, à qui nous empruntons cette terre ;

3 - au présent, car ce sera notre œuvre volontaire, ici et maintenant.

Pour illustrer la faisabilité technique et artistique de ce projet, nous nous appuyons évidemment sur l’île de Pâques et autres exemples patrimoniaux de l'humanité (Mont Rushmore, statue de la Liberté, statue de Stalingrad, bouddhas géants, etc), mais d'abord sur un exemple tangible : la récente création d'une « Vallée des Saints » en Bretagne occidentale. (Voir ci-joint l'article et photos paru dans le journal Ouest-France OF, lundi 3 août 2015).

Si nous les résistants, nous parvenons à implanter des sculptures monumentales à Notre-Dame-des-Landes, nous bénéficierons alors d'un agenda très favorable de dates mobilisatrices, qui complétera notre répertoire de luttes radicales et non-violentes :
  • souscriptions publiques,
  • implantations collectives,
  • inaugurations officielles et parrainages de personnalités,
  • programme d'ajouts de nouvelles statues, toujours évidemment dans l'axe des pistes du projet d'aéroport.

Sans oublier le pire pour Vinci et pour la police : si par aventure ils tentaient un coup de force à NDDL, ils se verraient infliger une défaite morale et politique accablante, en devant endosser devant tous la destruction brutale d'oeuvres d'art visibles de loin, en plus de l'écosystème bocager, ce qui les mettrait au rang des régimes totalitaires détruisant des œuvres dissidentes ou non-conformes, ou des intégrismes obscurantistes qui dynamitent le patrimoine de l'humanité.

Le tout sous l'oeil des médias et de l'opinion publique mondiale, tandis que nous lancerions une campagne internationale de boycott actif de tous les équipements de la firme Vinci à travers le monde : parkings, autoroutes, aéroports...

L'exemple de la Vallée des Saints indique qu'une statue-menhir géante coûte environ 15 000 euros par sculpture (frais de transport et implantation compris ?).

Sur la base provisoire de ce chiffre, nous établissons donc les besoins financiers à 15 000 euros, soit 750 donateurs à 20 euros chacun ou bien 2500 donateurs à 6 euros chacun. C'est à notre portée.

Chaque donateur verrait s'il le souhaite son nom ou son pseudonyme gravé pour durer sur le socle de la statue.

Celle-ci sera choisie sur maquette et commande collective et après discussion avec les artistes sculpteurs.

Bien entendu, il ne s'agirait pas d'une seule statue géante, mais d'une galerie augmentée chaque année et instaurant un ensemble mégalithique monumental exceptionnel, et relié symboliquement aux autres luttes formées en ZAD, dans le monde entier.

Comme thème de la première statue inaugurée, nous invitons les souscripteurs, l'Acipa et les Zadistes à choisir une personnification politique entre mythologie et allégorie, comme l'avaient fait les étudiants chinois révoltés sur la place Tian'anmen à Pékin en 1989, en édifiant une statue géante dénommée « Déesse de la démocratie » (voir photo).

À Notre-Dame-des-Landes, une première statue pourrait donc être dédiée à la Terre-mère nourricière, autrement nommée poétiquement Gaïa ou Pachamama (selon les civilisations grecques et andines pré-colombiennes).

Ce serait une personnification allégorique de notre combat, de même que d'autres statues pourraient être ensuite dédiées à la Démocratie, à l'Écologie, à la Fraternité-Sororité, à la Révolte, à l'Autogestion, à la Paysannerie nantaise, à l'Eau, au Vent, au Bocage, au Triton crêté, etc.

Chaque composante de la lutte anti-aéroport pourrait d'ailleurs autogérer son propre projet de statue monumentale.

Qu'en pensez-vous ?

À Nantes, à l'équinoxe d'automne du 23 septembre 2015,

amicalement,

LD


(Ce thème de proposition artistico-revendicatrice est proposé dans le domaine public et sera mis en discussion notamment lors de la prochaine réunion des « Entretiens de la Perle », ouverts à tous, de l'OBSLAB, Observatoire-laboratoire de la démocratie locale en pays nantais, le samedi prochain 26 septembre à 11 heures, au Café La Perle, 8, rue du Port-au-Vin, à Nantes).

 Ouest-France, 3 août 2015

Site internet de la Vallée des Saints

La Déesse de la démocratie des étudiants chinois à Pékin en 1989

L'une des nombreuses répliques de la statue de la Déesse de la démocratie

Ile de Pâques